Dans le numéro d’African Banker de mai 2019, un article sur l’impact de l’écosystème mobile sur les économies africaines

L’arrivée de smartphones à bas prix va accélérer la donne et ouvrir encore plus grand le champ des possibles pour les développeurs de solutions…

L’Afrique qui gagne, avec Tiken Jah Fakoly

Une émission très intéressante de 7 milliards de voisins en direct de Viva Tech en mai 2019.

La jeunesse africaine est en train de se réveiller

Start-up, entreprenariat, nouvelles technologies; Tiken Jah Fakoly, rédacteur en chef de l’émission nous donne sa vision de l’Afrique qui gagne.

Avec :
– Didier Acouetey, directeur du cabinet de recrutement Africasearch 
– Abdoulaye Maïga, fondateur de Teliman, un service de taxi moto à la demande à Bamako 
– Fabrice Koffi, fondateur de DOTHAN group une start-up qui ambitionne d’accompagner les entrepreneurs africains en mettant à leur disposition des outils de gestion adaptés.

Cartes Afrique 2017

Cartes Afrique à Marrakech fin avril, l’occasion de constater à quel point l’écosystème des paiements européen et africain sont en profonde mutation, avec un réel besoin de trouver les solutions spécifiques au besoin de chaque acteur: gouvernements, institutions financières, régulateurs, etc. De belles occasions en perspective! Si les pays les plus avancés, qui ont largement développé l’usage de la carte depuis les années 1980, mettent en place des solutions « frictionless » du point de vue du client, l’Afrique dématérialise progressivement le cash vers des solutions encore à définir pour beaucoup d’entre elles afin de satisfaire les besoins des acteurs impliqués. Cartes prépayées, wallets, solutions d’acquisition… les technologies sont disponibles, ne reste qu’à bien définir le besoin de chaque acteur et mettre en place la solution idoine. Pas nécessairement évident face à la profusion de trouver la bonne solution, mais un point de départ incontournable : définir la stratégie autour du besoin (client).

Forum IT&Telecom à Abidjan le 26 avril 2019

J’ai participé à un très riche et dynamique panel sur le digital au féminin dans les économies africaines dans le cadre du Forum IT&Telecom à Abidjan le 26 avril 2019. Le débat aurait pu durer encore quelques heures à la faveur de l’engagement de Madame la Ministre Euphrasie Kouassi YAO et avec une audience nombreuse et impliquée. La Synthèse des échanges est disponible.

Les paiements ont-ils le don d’ubiquité?

En permettant d’utiliser le même moyen de paiement partout et pour régler tous types d’achats, les récentes innovations en la matière ont simplifié considérablement la vie des porteurs, de plus en plus internationaux. Ce n’est pas une nouveauté, grâce à la carte de paiement qui a développé un réseau d’acceptation du domestique à l’international grâce aux réseaux (Visa, MasterCard, Amex), du paiement de proximité à l’e-commerce ; contribuant d’ailleurs à son essor en fournissant une solution sécurisée pour payer à distance.

Qu’y a-t-il alors de nouveau ?
Aux fonctionnalités de « l’ancien monde » s’ajoutent aujourd’hui plusieurs solutions du « nouveau monde », et notamment :
– L’extension à l’international de l’acceptation de solutions domestiques comme les chinoises AliPay ou WeChat Pay en Europe ;
– Des services de fintechs disponibles sur mobile où que l’on soit, non directement rattachées à un compte bancaire (cartes multi-devises, transferts internationaux low cost, etc.).
La mondialisation des paiements ne s’appuie plus seulement sur les réseaux internationaux construits ad hoc par l’industrie mais profitent aussi d’autres réseaux (sociaux par exemple) construits initialement avec d’autres objectifs.
Car, on le sait, les paiements sont une affaire de réseau.

Record battu!

Fin 2018 : le nombre de paiements scripturaux en France aurait dépassé celui des paiements en espèces pour la première fois ! Les moyens de paiement scripturaux connaissent une véritable révolution, à l’aune des évolutions technologiques et de la mise à disposition de tout un chacun d’un terminal entre les mains utilisable à tout moment avec le téléphone mobile.  En France, les paiements en espèces représentaient 55% de l’ensemble des paiements (en nombre), soit 23,9 milliards d’opérations en 2015. Si l’on prend comme hypothèse que le nombre de paiements en espèces est stable, alors pour la première fois, en 2018, le nombre de paiements en espèces (ou « fiduciaires ») devrait être inférieur au nombre de paiements scripturaux, ces derniers dépassant 24 milliards d’opérations.  

La monétique demeure le moyen de paiement le plus dynamique, avec la moitié en nombre des opérations scripturales et le plus fort taux de croissance (+8,2% par an depuis 2012), stimulé, entre autres, par le développement du sans-contact. Les virements ne sont pas en reste, ils ont crû de +5,2% par an depuis 2012, et représentent en valeur 88% des paiements scripturaux avec plus de 24 mille milliards d’euros en 2017, suivis des prélèvements (1579 mille milliards d’euros).

De quoi l’appel à la diversité est-il le nom?

Tout autant que de la place des femmes dans la société et de l’égalité des chances, il s’agit de promouvoir une vision féminine du monde tout autant que masculine. Un équilibre. Trouver une issue par le biais de la compréhension de l’attente de l’autre et la discussion, la négociation, et pas seulement résoudre les problèmes par la force. Autrement que par l’exercice d’un pouvoir qui voudrait imposer une vision unilatérale. Décider et soumettre, versus chercher une solution win-win (un optimum de Pareto).

Les approches coloniales seraient du type contrôle et soumission, ainsi que toutes les conquêtes guerrières qui avaient pour objectif d’imposer une vision, une façon de faire (une culture), une façon de penser l’être et le monde (une religion). Alors que la politique commerciale européenne serait plutôt dans une volonté de donner l’exemple pour convaincre (l’ouverture des frontières); tandis que la politique de Trump est dans une démarche (nous simplifions) de prendre d’abord avant de donner, et de pouvoir.

Les formations en entreprise promues ces dernières années pour accompagner la transformation du management intermédiaire en leadership veulent mettre l’accent apparemment sur le dialogue et la résolution de problèmes par la prise en considération de l’autre. Le management empathique en quelque sorte. Indispensable lorsque l’on doit embarquer une communauté sans lien hiérarchique autour d’un projet. La ficelle du pouvoir et de la contrainte ne peut en principe plus être activée car obsolète. Mais dans les faits, dans les grandes entreprises croulant sous les projets, le sponsor du projet demeure clé pour que ce dernier avance. Dans les startups, le modèle horizontal de management, avec des dirigeants assis sur les plateaux avec les équipes veut atténuer le côté pyramidal et nécessairement administratif du modèle hiérarchique traditionnel. 

Mais ces formations ont raison lorsqu’elles veulent inciter chacun à laisser s’exprimer talents, qualités et compétences. Parce qu’il y a de la place pour tous.

Féminin et masculin sont partout dans la nature. Chez les hommes et les femmes indifféremment. Question d’éducation, de milieu, de sensibilité, avec donc une part d’inné et une autre d’acquis. Celui ou celle touché par une oeuvre artistique quelle qu’elle soit est en contact avec son féminin. Mais trop de féminin peut tuer le féminin. Parfois dire non pleinement avec le courage de celui qui se rencontre soi-même, pour pouvoir dire oui pleinement. Oui à la vie.

Ce n’est pas une passion que de s’intéresser à ces sujets. Diversité des ressources et des modes de pensée à une époque où l’état du monde, l’ouverture des frontières et l’horizontalité de nos sociétés exigent de repenser le modèle au-delà de son seul rajeunissement (out of the box). A la fois parce que le potentiel de ressources humaines est illimité, et parce que les ressources naturelles présentes sur notre planète sont finies – et déjà en régression. La notion de diversité veut prendre en compte la capacité de chacun à contribuer à cette nécessaire oeuvre commune. Pour le bien de toutes et tous.

Le nouveau modèle a forcément à s’inspirer de ce que la Vie a déjà fait sur la Terre à un moment donné. Car n’oublions pas que l’économie ne peut être qu’au service de la Vie. Et pas l’inverse.

Estelle Brack, Paris, 8 mars 2019

Back to basics

A l’occasion de l’arrivée de l’ouragan Florence aux Etats-Unis, les fournisseurs de papier carbone pour les paiements par carte ont vu leurs ventes reprendre. Comme à chaque fois dans ce genre de circonstances, tandis que chacun se prépare à rester enfermé quelques jours en autosuffisance, les commerçants, eux, se préparent aux coupures d’électricité et de réseau et ressortent les anciens « sabots » pour le règlement par carte. L’économie digitale, toutes nos activités autour d’elle et la monnaie électronique en particulier sont, en effet, très dépendantes de l’énergie elle-même. Ne faudrait-il pas aussi conserver au cas où, aux côtés de bougies et d’allumettes, un bon vieux téléphone USSD qui ne fait que… téléphone?

Forum économique international des Amériques 11-13 juin 2018

A l’invitation de l’Organisation Internationale de la Francophonie, j’ai participé pour la première fois au Forum Economique International des Amériques, à Montréal, les 11-13 juin 2018. Le panel dans lequel je suis intervenue était consacré à l’inclusion financière en Afrique. L’occasion de prendre du recul sur l’impact des phénomènes simultanés de globalisation et de repli sur soi, et l’ampleur que prennent les grands acteurs économiques américains et chinois, bi-polarisant le monde, au détriment de l’Europe selon les analystes les plus pessimistes.
Par ICI pour le détail de la table ronde.