Nextgen Payments Forum 2017

J’ai participé au Nextgen Payments Forum 2017 les 2 et 3 février à Malte, à l’invitation de la très dynamique Morgane Stein, COO – Production Manager de QUBE Events. Ce fut l’occasion d’échanger et d’analyser les grandes tendances mondiales dans les moyens de paiement, et de mesurer l’impact des nouveaux acteurs… Deux jours riches d’échanges d’idées sur ce que pourrait être le monde des paiements de demain… un casse-tête pour les banques, mais partons d’un constat réaliste de la situation actuelle. Les nouveaux acteurs s’attaquent à un service « parce que c’est fun » tandis que les banques jusqu’à aujourd’hui le faisaient par nécessité.
Mettons un peu de freestyle dans notre pratique, et apportons de la simplicité dans cet embroglio de plus en plus complexe, là réside, entre autres, notre valeur ajoutée.
J’ai participé au panel sur les Fintechs et ai eu la lourde tâche de représenter le secteur bancaire. Encore une fois, il me semble qu’il faut prendre un peu de hauteur, comprendre d’où nous venons pour bien appréhender ce qu’il se passe aujourd’hui et y répondre avec des solutions de long terme. Résumer la situation actuelle et ses bouleversements en « éléphants versus tigres » est un peu réducteur…
J’ai également présenté dans un keynote comme l’Afrique peut nous inspirer, la présentation est disponible ici.

Trade finance en Afrique

Un dossier qui fait le point sur les enjeux en matière de Trade Finance pour le continent africain, pour African Banker. Si les banques africaines ont particulièrement pâti du de-risking, les plus actives dans le secteur innovent et mettent en oeuvre un certain nombre de solutions leur permettant de proposer à leurs clients des offres dématérialisées. Ici encore, l’intervention des agences multilatérales est importante afin de favoriser un écosystème de plus en plus ouvert à la globalisation.

Produire en Afrique

Un dossier pour African Business de début 2017 sur la production en Afrique ou  « L’Afrique innove en marques« . 

Progressivement, des produits Made in Africa se créent et se commercialisent, répondant aux besoins d’une classe moyenne jeune et avide de biens de consommation ou de biens durables. avec l’émergence de produits Made in Africa et L’Afrique au cœur de la mondialisation.

Land of African Business à Paris

Je signale la très riche initiative Land of African Business qui a réuni un grand nombre d’experts à Paris devant une audience très attentive. Pour sa deuxième édition, pendant 5 jours, du mercredi 19 au dimanche 23 octobre 2016, « le cœur d’une Afrique innovante et performante a pu battre à Paris ». Au travers de conférences et de rencontres, le Land of African Business – le LAB – avec un lieu de vie et d’accueil singulier, s’est positionné comme un espace original pour bâtir une autre perception des «Afriques», valoriser les expertises, partager les points de vue et mettre en lumière des solutions innovantes. Le thème retenu pour cette édition était «Développement inclusif en Afrique : mirage ou réalité ?».

La table ronde à laquelle j’ai eu l’honneur de participer a renouvelé le traitement de la question du financement des PME sur le continent en apportant des éclairages factuels que j’ai trouvés très enrichissants, aux côtés de Lionel Zinsou et Jean-Michel Severino, je ne pouvais rêver mieux.

Le Livre Blanc issu des échanges est disponible ICI.

Aitex Africa

Très riche panel « Quel modèle pour la banque de demain » dans le cadre d’Aitex – Africa, à Casablanca le 22 septembre 2016. S’il est difficile de définir ce que sera la banque de demain, elle sera indéniablement le fruit d’une adaptation à la révolution à la fois technologique, RH, organisationnelle en cours et largement promue par internet et tous ses impacts.

Le secteur bancaire de l’ombre

Le Financial Stability Board a publié mi-novembre son troisième rapport annuel sur le Système bancaire de l’ombre (ou Shadow Banking System -SBS, dans lequel il dresse un état des lieux dans 25 économies matures, y compris la zone euro. Le FSB y établit que l’intermédiation financière non bancaire a crû de 5000 milliards de dollars en 2012, pour atteindre un montant global de 71000 milliards de dollars.

Ils sont pour un tiers aux Etats-Unis et un tiers en Europe, 14% au Royaume-Uni, ainsi qu’au Japon, Chine, Brésil, Suisse, Corée, Canada, HK et Australie. Le SBS défini par le FSB recouvre principalement le financement hors de la zone régulée bancaire par dispersion du risque au moyen de la titrisation; sous cette forme, il se trouve principalement dans les pays avancés, tandis que les pays émergents, notamment en Chine ou en Inde, ont un « système bancaire de l’ombre » sous la forme d’une alternative non régulée à l’intermédiation bancaire. En d’autres termes, dans le premier cas, et en particulier en Europe, l’on assiste à une désintermédiation des banques, poussée par un renforcement drastique des exigences règlementaires post-crise et une innovation, notamment sur les moyens de paiement, qui fait émerger de nouveaux acteurs, non bancaires. A terme, on assiste à un phénomène qui pourrait ressembler à celui qu’à connu les Etats-Unis jusqu’en 2007, avec une réduction très conséquente de la part des actifs du « coeur » hautement régulé et en faveur d’une « périphérie » beaucoup moins régulée et vers laquelle ont été transférés les risques sans toutefois que soit rompu le lien avec le « coeur ». Dans le second cas, le SBS permettrait de pallier à ce jour l’incapacité du secteur bancaire à financer les besoins des agents économiques individuels selon certains. L’expérience montre que l’absence de régulation est source d’excès comme en témoignent les taux et conditions usuraires rencontrés dans la plupart des pays sans régulation ainsi que les bulles de financement immobilier hors « coeur » régulé aux Etats-Unis ou en Chine.
Mais la régulation est aujourd’hui un exercice périlleux, où des efforts trop appuyés (et efficaces finalement) pour réduire la taille des banques (aboutissant à une situation où ces dernières cherchent à ne plus être catégorisables comme « Too big to fail »), repoussent au-delà des frontières du régulé un volume toujours plus important d’actifs financiers. Si les régulateurs n’ont pas éludé la nécessité de sa régulation, l’ouvrage est d’ampleur puisque, par définition, l’on part de beaucoup plus loin. L’intérêt des régulateurs et superviseurs bancaires ne fait pas nécessairement celui de ceux du système financier dans son ensemble. Et du contribuable in fine.

Africa Banking Forum 2016

La deuxième table ronde sur l’innovation et la bancarisation, à laquelle j’ai participé, a mis en exergue les enjeux et difficultés rencontrées spécifiquement par le continent. Si l’innovation technologique lui permet de dépasser les limites de l’insuffisance en infrastructures, via le téléphone mobile par exemple, il doit également affronter de nouveaux enjeux de sécurité avec le développement de services financiers accessibles à tous et permettant de collecter des fonds, globalement, considérables, et gérés aujourd’hui par les opérateurs de téléphonie mobile. Ils sont, certes, bancarisés par l’établissement de monnaie électronique (agrémenté par les autorités) qui doit cantonner ses fonds sur un compte bancaire.Un enjeu, de taille, reste encore à traiter de concert entre les autorités bancaires, financières et des télécom : la (bonne) réglementation qui permettra au secteur de continuer à ce secteur  de se développer, au service des clients et permettant de développer la confiance de ces derniers dans ces nouveaux outils numériques. Ma présentation est disponible ICI.

Autre sujet traité lors de notre panel, l’analyse des données collectées par la banque devrait, en outre, lui permettre une meilleure connaissance de son client et de son comportement. Le client devient, plus que jamais, placé au centre de la relation avec la banque et l’institution financière, et fait de plus en plus  l’objet de toutes les attentions.

Le programme.

La synthèse.